Projet d’Evaluation
PREAMBULE
Le présent document succède au projet local d’évaluation, établi sur la base de la note de service du 28 juillet 2021 désormais abrogée au profit d’une nouvelle, datée du 25 août 2025. Il s’inscrit dans un cadre règlementaire fixé au niveau national, collectivement instruit dans les instances pédagogiques de l’établissement. Il vise à publier à l’ensemble de la communauté éducative le cadre et les principes de l’évaluation appliqués dans l’établissement. L’objectif du projet d’évaluation est de conférer une valeur certificative aux moyennes annuelles de tous les enseignements suivis en cycle terminal et ainsi renforcer l’égalité de traitement entre les élèves. Le partage de critères communs d’évaluation garantit ainsi la représentativité, l’équité et la transparence des résultats dans la perspective de l’orientation et de la poursuite d’études. Ce travail collectif concilie harmonisation des pratiques par la définition de principes communs et conservation des marges d’autonomie indispensables à la progression pédagogique adaptée à chaque classe ou groupe d’élèves.
L’évaluation relève de l’expertise des professeurs qui apprécient l’acquisition progressive des connaissances et des compétences des élèves tout au long de leur scolarité. Pour qu’elle soit juste et équitable, des critères communs sont utilement partagés par l’équipe pédagogique. Le projet d’évaluation réaffirme ainsi la liberté pédagogique et la responsabilité des enseignants dans leur rôle d’évaluateurs, tout en les protégeant de toute contestation par son caractère collégial et partagé. À cette fin, il est élaboré dans chaque établissement par l’équipe pédagogique et réinterrogé chaque année entre la rentrée scolaire et la première période de vacances. Cette version, ajustée suite à l’expérience des sessions passées et à l’actualisation des textes, s’applique dès cette rentrée pour la session 2025.
REGLEMENT DE L’EXAMEN – CADRE GENERAL DU CONTROLE CONTINU
Le lycée Jean Prévost prépare les élèves à l’obtention des baccalauréats général et technologique (STMG). Le diplôme du baccalauréat est délivré, au vu des résultats obtenus par le candidat, d’une part à des épreuves terminales qui représentent 60 % de sa note globale, et d’autre part aux évaluations organisées pendant sa scolarité en classes de première et de terminale dans le cadre d’un contrôle continu qui représente 40 % de sa note globale. Les résultats obtenus pendant le cycle terminal dans des enseignements optionnels sont également pris en compte pour l’examen.
« Le contrôle continu porte sur les disciplines non-évaluées par des épreuves terminales et représente communément 40 % de la note globale. Dans chaque enseignement concerné par le contrôle continu, la moyenne annuelle, constituée à partir des moyennes périodiques présentes dans les bulletins scolaires, est validée lors du dernier conseil de classe de chaque année du cycle terminal (fin de première et fin de terminale). L’utilisation du livret scolaire du lycée (LSL) permet un transfert simplifié des moyennes annuelles vers le système d’information du baccalauréat (Cyclades). Ces moyennes annuelles prises en compte pour l’obtention du baccalauréat sont arrondies au dixième de point supérieur.
À destination du jury du baccalauréat, le livret scolaire, notamment sa version numérique, est renseigné par l’équipe pédagogique pour indiquer le niveau atteint et valoriser l’implication, l’engagement, l’assiduité et les progrès du candidat dans le cadre de sa scolarité. Ces appréciations permettent au professeur d’expliquer, le cas échéant, une modalité particulière d’évaluation, de nuancer et de contextualiser une moyenne, surtout si elle est considérée comme peu représentative des qualités du candidat. Lors du renseignement du livret scolaire, il est veillé au respect scrupuleux de l’anonymat du candidat, y compris dans les appréciations et observations, en ne donnant aucune indication susceptible de permettre d’identifier le candidat ou son établissement ».
« Le contrôle continu valorise le travail et l’engagement des élèves durant toute l’année ainsi que leurs progrès. Un élève en lycée général ou technologique est évalué en contrôle continu tout au long du cycle terminal selon deux objectifs complémentaires :
• dans un objectif certificatif pour le baccalauréat : en histoire-géographie, en enseignement scientifique (dans la voie générale), en mathématiques (hors spécialité), en langues vivantes A et B, en enseignement moral et civique, en éducation physique et sportive (par CCF en classe de terminale), en spécialité suivie uniquement en classe de première et dans les enseignements optionnels ;
• dans un objectif informatif pour éclairer l’entrée dans l’enseignement supérieur : dans l’ensemble des enseignements, y compris ceux faisant l’objet d’une épreuve terminale au baccalauréat.
Dans la voie technologique, les élèves comptent au titre de leurs enseignements obligatoires un enseignement technologique en langue vivante (ETLV), qu’ils peuvent choisir de faire porter sur leur langue vivante A ou sur leur langue vivante B. La moyenne annuelle de leurs résultats en ETLV est intégrée au calcul de la moyenne annuelle dans la langue vivante concernée. La note attribuée à l’interrogation orale en ETLV est prise en compte sans pondération, dans le calcul de la moyenne de langue vivante concernée, pour la classe de terminale.
CADRE GENERAL DE L’EVALUATION
Les élèves sont évalués en cohérence avec les attendus des programmes d’enseignement et, en connaissance de ces attendus, dans des situations variées et selon diverses formes définies par le professeur qui adapte sa progression pédagogique à chaque classe ou groupe d’élèves. Les équipes pourront organiser des évaluations communes à plusieurs classes ou groupes. Dans l’établissement, les bilans, examinés et validés en conseil de classe sont dressés à fréquence trimestrielle et transmis aux familles par voie électronique sous la forme d’un bulletin trimestriel. Pour l’année en cours :
Période Dates Conseils de classe
Trimestre 1 du 01/09/2025 au 22/11/2025 du 24/11/2025 au 09/12/2025
Trimestre 2 du 24/11/2025 au 14/02/2026 du 09/03/2026 au 20/03/2026
Trimestre 3 du 02/03/2026 au 12/06/2026 du 26/05/2026 au 12/06/2026
Les équipes pédagogiques veillent à la progressivité des apprentissages prévue dans les programmes officiels. Ainsi, l’évaluation n’est pas seulement un outil de mesure, mais aussi un levier de progrès pour les élèves. Elle permet à chaque élève de mieux comprendre où il en est, de repérer ses acquis comme ses difficultés, et de mieux identifier ses pistes d’amélioration. Elle a pour but d’accompagner les élèves tout au long de leur parcours au lycée. Ainsi, au bulletin de synthèse trimestriel, sera joint le relevé de notes qui liste les résultats obtenus sur chaque type d’évaluation et permet d’apprécier les évolutions.
À intervalles réguliers, l’évaluation s’assure également que le niveau attendu est atteint par l’élève et atteste de la maîtrise des connaissances et compétences inscrites dans les programmes. Il est rappelé que toute évaluation ne donne pas systématiquement lieu à une note. La prise en compte ou non des notes relève de la compétence de l’enseignant et des objectifs assignés à une évaluation. Tous les résultats des évaluations n’ont donc pas vocation à entrer dans les moyennes périodiques et annuelles de l’élève. Seules ces moyennes ont une valeur certificative pour le baccalauréat et doivent être transmises pour l’admission dans l’enseignement supérieur.
Selon leurs objectifs pédagogiques, les enseignants peuvent organiser :
• des temps d’évaluation diagnostique mis en place en début de processus par exemple (début d’année scolaire, début de séquence), pour repérer les compétences des élèves, afin de différencier les parcours d’apprentissage. Ils ne donnent pas lieu à des notes, le plus souvent ;
• des évaluations formatives, qui permettent à l’élève de voir où se situent ses acquis par rapport aux exigences et attendus des programmes, de progresser grâce à des retours fréquents, explicites et constructifs. Il peut s’agir de courtes interrogations, avec des barèmes sur 5 ou 10 points par exemple ;
• des évaluations sommatives, évaluations périodiques de synthèse (évaluations de fin de séquence ou de trimestre, par exemple) qui scandent la scolarité au lycée pour attester des acquis de chacun. Dans chaque discipline, le nombre de devoirs et leur durée sont déterminés par la recherche de représentativité de la moyenne. Chaque enseignant la construit avec ses groupes/classes afin de permettre aux élèves de mieux se projeter et d’anticiper leur charge de travail. Ces évaluations périodiques peuvent correspondre à des évaluations organisées à l’échelle de l’établissement, d’un niveau de classe ou d’un enseignement (devoirs communs, « bacs blancs », oraux, etc.), portant sur des portions importantes des programmes du cycle terminal.
En complément de cette typologie, on ajoutera :
• la place importante accordée à l’oral en classe, préparation continue de l’épreuve terminale. Les enseignants peuvent valoriser les productions orales (prises de parole introductives ou conclusives lors d’une séance, présentation d’un exercice, exposé, synthèse de documents écrits ou audiovisuels, compte rendu d’une activité expérimentale, etc.), par des notes spécifiques ou des bonus dès lors que les objectifs et le cadre leur sont précisés ;
• dans les spécialités scientifiques, les compétences expérimentales peuvent être évaluées en préparation de l’épreuve terminale du même nom ;
• les devoirs hors la classe, les travaux de groupe, les projets qui peuvent aussi être évalués.
Dans tous les cas, l’évaluation est construite sur la base des compétences et référentiels identifiés dans les programmes. Les attendus sont précisés aux élèves ce qui leur permet d’être évalués selon des critères connus à l’avance, partagés au sein des équipes pédagogiques. L’évaluation doit être juste, explicite, cohérente avec les apprentissages réalisés et adaptée aux objectifs fixés.
Les travaux organisés pour évaluer les acquis des élèves dans le cadre du contrôle continu doivent prendre en compte les adaptations et aménagements définis dans le cadre des plans d’accompagnement personnalisés (PAP), des projets d’accueil individualisé (PAI) ou des projets personnalisés de scolarisation (PPS), dans les conditions prévues par la réglementation. Ces adaptations et aménagements sont inscrits dans le livret de parcours inclusif de l’élève. Quand il n’est pas possible, dans le cadre de devoirs d’entraînement, de mettre en place l’ensemble des aménagements, le barème de notation est aménagé par l’enseignant. Il est rappelé que l’accord préalable de l’autorité académique demandé dans le cadre de la procédure d’adaptations et aménagements des épreuves d’examen est nécessaire pour bénéficier d’une dispense totale d’évaluation de LVB ou partielle d’évaluation de LVA/LVB, d’un étalement de session ou d’aménagements aux épreuves terminales. L’EPS peut faire l’objet d’une dispense validée par la commission académique d’harmonisation et de proposition des notes.
Afin de garantir des moyennes périodique et annuelle représentatives du niveau de l’élève, chaque enseignant attribue la pondération (coefficients) aux différentes évaluations. En effet, toutes les évaluations réalisées en classe ou les devoirs « maison » n’ont pas nécessairement le même coefficient :
• les évaluations à coefficient « zéro » qui ne sont pas comptabilisées dans la moyenne périodique telles que les évaluations diagnostiques ou certaines évaluations formatives ;
• les évaluations à coefficient intermédiaire formatives ou sommatives qui concernent des paliers d’acquisition des apprentissages ;
• les évaluations à fort coefficient que sont les évaluations sommatives périodiques (évaluations de fin de trimestre ou de fin de semestre, par exemple).
Les travaux réalisés hors de la classe relèvent des évaluations à coefficient zéro ou à coefficient intermédiaire. Il revient à l’équipe pédagogique d’en fixer le cadre et les modalités. Le poids de l’ensemble des évaluations à coefficient intermédiaire dans la moyenne de l’élève ne doit pas excéder le poids des évaluations sommatives périodiques. Toutes les notes, y compris celles coefficientées zéro, figurent sur le relevé de notes périodique de l’élève communiqué avec le bulletin scolaire.
Les évaluations sommatives nécessaires à la constitution d’une moyenne représentative contribuent principalement aux notes du contrôle continu de chacune des disciplines, utilisées pour calculer les moyennes annuelles du baccalauréat. Leur nombre et leur coefficient sont fixés par l’enseignant, en accord avec les préconisations de l’inspection pédagogique.
Le moment de la publication des notes et leur degré de prise en compte dans la moyenne périodique (coefficients, par exemple) relève du professeur qui en décide en fonction de critères laissés à son appréciation, basés sur le format, la durée, le contenu des compétences évaluées.
Situations affectant la « représentativité des moyennes » et remédiation
Les absences
Le contrôle continu implique un respect scrupuleux de l’obligation d’assiduité prévue par l’article L.511-1 du Code de l’éducation, qui impose aux élèves de suivre l’intégralité des enseignements obligatoires et optionnels auxquels ils sont inscrits. L’inscription à une option à l’examen emporte, pour le candidat, l’obligation de faire valoir ses résultats en contrôle continu dans cet enseignement. À ce titre, les élèves doivent accomplir les travaux écrits (devoirs sur table ou à la maison), oraux, expérimentaux, dématérialisés, individuels ou encore collectifs (…) qui leur sont demandés par les enseignants et se soumettre aux modalités du contrôle continu qui leur sont imposées, dans le cadre de ce projet d’évaluation. Ils sont tenus de suivre les enseignements correspondant au programme et figurant dans leur emploi du temps établi par le lycée et ainsi de participer à toutes les situations d’évaluation. Dans le cas contraire, les élèves s’exposent à des sanctions, conformément au règlement intérieur de l’établissement. Il appartient au chef d’établissement d’établir si les justificatifs présentés par l’élève permettent de reconnaître le caractère justifié de l’absence.
Le lycée procède à un suivi attentif de l’assiduité des élèves afin d’anticiper les difficultés éventuelles de constitution des moyennes. En cas d’absence d’un élève, un rattrapage sera mis en place, selon les possibilités de l’établissement. Ses modalités seront proposées par le professeur : sur un temps de cours ou non (soit dès le cours suivant ou encore un mercredi après-midi ou un samedi matin, par exemple). Cette disposition sera systématiquement appliquée si la nature de l’évaluation manquée (sommative par exemple) fait risquer un manque de représentativité de la moyenne périodique.
Seules les moyennes significatives, c’est-à-dire s’appuyant sur un champ de connaissances et de savoir-faire suffisant, seront reportées sur les bulletins pour être remontées pour le baccalauréat. Ainsi, 4 semaines avant la fin de chaque trimestre, les enseignants dont les matières sont évaluées en contrôle continu s’assurent que les moyennes de chaque élève sont représentatives. Dans le cas où un enseignant considère que la moyenne périodique d’un élève est non représentative à cause de l’absence d’une ou plusieurs notes, une évaluation de rattrapage est organisée pour l’évaluer au titre de la période concernée. En concertation avec le service de la Vie scolaire, ils fixent un créneau et préparent un devoir de rattrapage, nécessairement en dehors des temps de cours. La Direction établira une convocation, au plus tard une semaine avant la date du rattrapage pour que cette évaluation soit prise en compte dans le bilan trimestriel. Toute absence à ce devoir devra être justifiée par un certificat médical pour ne pas être sanctionnée d’un zéro. Les sessions de rattrapage hors temps scolaire sont fixées aux mercredis après-midi : 24/09/25, 15/10/25, 19/11/25, 10/12/25, 21/01/26, 11/02/26, 04/03/26, 01/04/26, 20/05/26.
Le conseil de classe, à la fin de chaque année scolaire du cycle terminal, apprécie la représentativité des moyennes annuelles des élèves pour le baccalauréat. Si, du fait de l’élève (absences, y compris pour des absences dûment justifiées ou fraude), le conseil de classe juge une moyenne annuelle non représentative, l’élève est convoqué par le chef d’établissement à une évaluation de remplacement dans l’enseignement concerné, avant la fin de l’année scolaire. La note obtenue par l’élève à cette évaluation de remplacement est retenue en lieu et place de la moyenne annuelle. Dans le livret scolaire, la mention « EA » est indiquée dans la moyenne périodique et annuelle afin que le jury du baccalauréat puisse savoir que la note retenue n’est pas issue d’une moyenne annuelle mais d’une évaluation de remplacement.
Organisée par le chef d’établissement, l’évaluation de remplacement porte sur le programme de la classe et l’enseignement correspondant. Le format de l’évaluation peut être construit sur celui de l’évaluation ponctuelle prévue pour les candidats individuels et définie par note de service. Les professeurs qui font passer les évaluations de remplacement dans leur établissement peuvent utiliser les sujets de la banque nationale de sujets (BNS). La note obtenue par l’élève à cette évaluation de remplacement est saisie directement dans Cyclades. En cas d’absence justifiée à une évaluation de remplacement, l’élève est à nouveau convoqué par son chef d’établissement dans les limites du calendrier de la session d’examen.
Lorsqu’un candidat scolaire inscrit auprès du centre national d’enseignement à distance (CNED) en scolarité réglementée complète ou pour un ou plusieurs enseignements, ne dispose pas d’une moyenne annuelle représentative pour un ou plusieurs enseignements en classe de première ou de terminale, une évaluation de remplacement est organisée par le recteur d’académie, jusqu’au début de l’année scolaire suivante. En cas d’absence justifiée à une évaluation de remplacement, le candidat est à nouveau convoqué par le recteur d’académie, jusqu’au début de l’année scolaire suivante.
L’attribution d’une note dans chaque enseignement relevant du contrôle continu est obligatoire avant la tenue de la commission d’harmonisation à la date fixée par l’autorité académique. Aussi, lorsque la convocation aux évaluations de remplacement n’a pas permis l’attribution d’une note à un élève dans ce délai, soit en raison d’une absence non justifiée, soit en raison d’absences justifiées mais répétées, alors la note zéro est attribuée dans cet enseignement.
La note 0 (zéro) peut être attribuée à une copie blanche ou ne répondant pas du tout aux attentes (contenu ne mérite aucun point), à un travail non rendu ou qui aurait dû être rattrapé, à une évaluation entachée d’une fraude avérée. Il appartient alors au Chef d’établissement, le cas échéant avec l’appui des services juridiques du Rectorat d’établir si les justificatifs présentés permettent de qualifier le motif d’absence de cas de force majeure ou de reconnaître le caractère justifié de l’absence à un devoir de rattrapage. La note zéro n’est pas éliminatoire et permet le calcul du résultat au baccalauréat ainsi que la délibération du candidat.
La fraude
La gestion des situations de fraude lors d’une évaluation relevant du contrôle continu, à la différence de celle des épreuves terminales prévue par les dispositions des articles D.334-25 à R.334-35 du Code de l’éducation, relève de la responsabilité des professeurs et s’exerce dans le cadre défini par le règlement intérieur de l’établissement. Il appartient au chef d’établissement, en accord avec l’enseignant, de prévoir les suites disciplinaires éventuelles à donner en cas de fraude avérée et les conséquences sur l’évaluation concernée (incidence sur la notation de la copie ou nécessité de remédiation).
La prise en compte de l’ensemble des résultats acquis en première et en terminale au titre du contrôle continu confère aux tricheries en situation d’évaluation un caractère de fraude à l’examen sanctionnable dans le cadre du règlement intérieur. Toute situation de cet ordre fera l’objet d’un rapport circonstancié adressé au chef d’établissement, de la part du professeur ou de la personne en charge de la surveillance. Une fraude ou tentative de fraude au contrôle continu est susceptible d’être considérée comme une fraude à l’examen.
Pour rappel, tout matériel connecté (téléphones, montres, lunettes…) en fonctionnement lors d’une évaluation ou épreuve est assimilé à une tentative de fraude. Pour éviter tout désordre, la personne responsable de la surveillance pourra demander à l’élève de déposer, éteint sur sa table ou dans une boîte dédiée, tout matériel connecté au début du devoir. La notion de fraude s’étend aussi au plagiat de ressources ou de contenus issus notamment d’internet ou produit par intelligence artificielle.
SPECIFICITES DE CERTAINS ENSEIGNEMENTS DE CONTROLE CONTINU
Enseignement scientifique :
Cet enseignement résulte de la contribution de plusieurs enseignements, selon les niveaux (SVT et sciences physiques). La moyenne prend en compte l’ensemble des notes portées par tous les professeurs intervenants.
Enseignement spécifique des mathématiques :
En complément de l’horaire de l’enseignement scientifique, les élèves font valoir pour le baccalauréat une note chiffrée annuelle composée, à hauteur de 40 %, des notes qu’ils ont obtenues pendant l’année de première en enseignement spécifique de mathématiques et, à hauteur de 60 %, des notes qu’ils ont obtenues pendant l’année de première dans les autres parties de l’enseignement scientifique. Cette note chiffrée annuelle de première est affectée du coefficient 3 prévu par les textes pour l’enseignement scientifique. Une mention du suivi de l’enseignement spécifique de mathématique en complément de l’enseignement scientifique est explicitée dans le livret scolaire du lycée pour ces candidats .
Education Physique et Sportive (EPS) :
L’évaluation certificative s’effectue dans le cadre règlementaire particulier d’un contrôle en cours de formation (CCF). Le candidat est évalué, pendant l’année de terminale, sur trois épreuves reposant sur trois activités physiques, sportives et artistiques (APSA). Ces épreuves sont fixées usuellement à la fin de chaque trimestre. Les élèves sont informés dès le début de l’année du calendrier remis, contre signature en main propre. En cas d’absence dûment justifiée (par un certificat médical notamment), un candidat serait rapidement reconvoqué. La note finale obtenue correspond à la moyenne de ces trois épreuves. Pour l’année, le calendrier prévu est :
Activités Dates Rattrapages
CCF 1 du 14/11/2025 au 15/11/2025 du 21/11/2025 au 22/11/2025
CCF 2 du 30/01/2026 au 31/01/2026 du 06/02/2026 au 07/02/2026
CCF 3 du 23/05/2026 au 24/05/2026 du 30/05/2026 au 31/05/2026
Une commission académique d’harmonisation et de proposition de notes d’éducation physique et sportive, présidée par le recteur d’académie ou son représentant, arrête la liste académique des épreuves de l’enseignement commun, valide les protocoles d’évaluation des établissements, et harmonise les notes des épreuves du contrôle en cours de formation. Les résultats des travaux de cette commission d’harmonisation sont transmis au jury du baccalauréat. La note de CCF est la seule note retenue pour l’EPS au baccalauréat. Les moyennes annuelles ne sont pas prises en compte. Le jury dispose toutefois, à titre d’information, du livret scolaire du candidat sur lequel figurent notamment les appréciations des professeurs sur l’investissement de l’élève et l’évolution de ses apprentissages.
Langues vivantes (LV) :
Les évaluations sont adossées aux niveaux de compétence du Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues (CECRL). Les élèves sont donc évalués tout au long du cycle dans toutes les activités langagières que sont la compréhension de l’oral (CO) de l’écrit (CE) ainsi que l’expression orale (EO, en continu et en interaction) et écrite (EE). En anglais, un oral d’évaluation pourra être proposé en fin de cycle pour préciser le niveau acquis dans ces compétences.
Section européenne :
Le lycée Jean Prévost prépare aussi spécifiquement certains élèves au diplôme du baccalauréat « section européenne : anglais ». Pour en relever, le candidat doit :
• justifier, sur le cycle terminal (moyennes annuelles de première et de terminale), d’une moyenne égale ou supérieure à 12 sur 20 dans la langue de section ;
• avoir obtenu une note égale ou supérieure à 10 sur 20 à une évaluation spécifique de contrôle continu visant à apprécier le niveau de maîtrise de la langue de section, acquis au cours de la scolarité en section européenne.
L’évaluation spécifique de contrôle continu est organisée par les professeurs de la section. Dans les sections européennes, elle prend en compte :
• le résultat d’une interrogation orale de langue, qui a lieu à la fin du cycle terminal, comptant pour 80 % de la note globale ;
• la note sanctionnant la scolarité de l’élève dans sa section au cours de la classe de terminale, qui compte pour 20 % de la note globale. Cette note est conjointement attribuée par le professeur de langue et le ou les professeur(s) de la ou des discipline(s) non linguistique(s) ayant fait l’objet d’un enseignement dans la langue de la section.
• La note finale attribuée à l’évaluation spécifique de contrôle continu pour l’obtention de l’indication DNL Anglais est prise en compte, sans pondération, dans le calcul de la moyenne de LV A ou B, sur le cycle terminal (moyenne des moyennes annuelles de première et de terminale).
Humanités, Littérature et Philosophie (HLP) – enseignement de spécialité en cas d’abandon en fin de première :
Les moyennes de littérature et de philosophie concourent à égalité dans le calcul de la moyenne finale.
COMMUNICATION DU PROJET D’ÉVALUATION
Le présent projet d’évaluation est publié à l’ensemble de la communauté scolaire pour l’année scolaire en cours et révisable, en regard d’éventuelles évolutions règlementaires, à la suite d’une concertation des équipes. Cette version a été examinée en conseil pédagogique le 27/01/2026 et présentée en conseil d’administration le 10/02/2026.
Une présentation, en classe, du projet d’évaluation est faite chaque année par le professeur principal. Cette présentation est accompagnée d’un temps d’échange nécessaire à l’explicitation des modalités précises d’évaluation des élèves. Les élèves sont ainsi informés de la valeur de chaque type d’évaluation.
À chaque rentrée scolaire, le projet d’évaluation ainsi que les modalités d’évaluation du baccalauréat sont également présentés aux familles puis mis à disposition de l’ensemble de la communauté éducative, sur les espaces numériques de travail (ENT) et les logiciels de vie scolaire. À cette occasion, il est précisé que les élèves et leur famille sont destinataires, en plus de leur bulletin scolaire, du relevé de l’ensemble des notes de la période considérée pour suivre la scolarité. Une présentation du livret scolaire numérique (LSL) et du relevé de notes du baccalauréat complète l’information. Le projet d’évaluation doit enfin être systématiquement porté à la connaissance de tout nouvel enseignant rejoignant l’équipe pédagogique.
Textes de référence :
Code de l’Éducation
Règlement intérieur de l’établissement
BO n°30 – 28/07/2022
BO n°32 – 28/08/2025 – Note de service du 25/08/2025